La neuvième annulation

Publié le par 'Abdel'Azîz Râjihî

- La neuvième : Celui qui croit au fait que certaines personnes peuvent sortir de la loi islamique de Mouhammad salla llahou ‘alayhi wa sallam, de la même manière qu’al Khadir pouvait sortir de la loi de Moûssâ (Moïse) ‘alayhi salâm, est un mécréant.[1]


[1] Effectivement, la neuvième annulation de l’islam : Celui qui croit au fait que certaines personnes peuvent sortir de la loi islamique de Mouhammad -salla llahou ‘alayhi wa sallam- de la même manière qu’al Khadir pouvait sortir de la loi de Moûssâ (Moïse) ‘alayhi salâm, est un mécréant et cela est prouvé par la parole d’Allah « Et quiconque désire une religion autre que l'Islam, ne sera point agréé, et il sera, dans l'au-delà parmi les perdants. » (sourate 3 verset 85).
 
Celui qui croit qu’il est permis à qui que ce soit de sortir de la loi islamique révélée à Mouhammad –salla llahou ‘alayhi wa sallam- comme Al Khadir pouvait sortir de la loi de Moûsâ est un mécréant, et ce parce que la loi de Mouhammad –salla llahou ‘alayhi wa sallam- est générale et valable pour les hommes et les démons, les Arabes et les non-Arabes.
 
Et parce que la loi de notre prophète Mouhammad est la dernière des lois, celle qui abroge toutes les autres lois, Allah a dit « Qu'on exalte la Bénédiction de Celui qui a fait descendre le Livre de Discernement sur Son serviteur, afin qu'il soit un avertisseur à l'univers » (sourate 25 verset 1) et Allah ta‘âlâ a dit « Et nous t'avons envoyé aux gens comme Messager. » (sourate 4 verset 79) et Allah a dit « Dis: Ô hommes! Je suis pour vous tous le Messager d'Allah, à Qui appartient la royauté des cieux et de la terre. » (sourate 7 verset 58).
 
Et le messager d’Allah –salla llahou ‘alayhi wa sallam- a dit « Par Celui dans les mains de qui se trouve mon âme, il n’y a aucun être de cette communauté, juif ou chrétien, qui entende parler de moi et ne croie pas en moi sans qu’il ne soit parmi les gens du feu » (rapporté par Mouslim et Ahmad) et le prophète dit également « On m’a donner cinq choses qu’aucun prophète avant moi n’a reçu » et il cita parmi elles « les prophètes étaient envoyés pour leurs peuples uniquement, et moi je suis envoyé à tous les hommes » (rapporté par Al Boukhârî, Nasâ’î, Ahmad et Addârimî).
 
Donc, quiconque croit qu’il est permis à qui que ce soit de sortir de la loi de Mouhammad et d’adorer Allah en pratiquant d’autres lois est un mécréant. Pourquoi ? Parce que la loi de Mouhammad –salla llahou ‘alayhi wa sallam- est une loi générale pour les démons, les hommes, les Arabes et les non-Arabes, et parce que c’est une loi qui abroge toutes les autres lois, et aussi parce qu’après l’envoie du prophète –salla llahou ‘alayhi wa sallam- son message est devenu le message de tout ce qui existe jusqu’au jour du jugement, contrairement à la loi de Moûsâ qui n’était pas générale, mais uniquement pour les fils d’Israël.
 
C’est pour cela qu’Al Khadir pouvait sortir de la loi de Moûsâ, car selon le plus correct des avis, il était un prophète qui recevait une révélation d’Allah, et c’est pour cela que Moûsâ était aller le trouver, afin qu’Al Khadir lui enseigne, comme cela est expliqué dans l’histoire de la sourate « La caverne » (al kahf).
 
Et également comme cela fut confirmé dans le hadîth authentique « que Moûsâ s’adressait aux gens, et un homme lui demanda « connais-tu quelqu’un de plus savant que toi ? » Il répondit « non. » Allah le blâma de ne pas Lui avoir renvoyé la science et dit : « Si ! Notre dévoué Al Khadir est plus savant que toi ! » Et ceci est rapporté dans le sahîh de l’imam Al Boukhârî, Moûsâ dit alors « Ô mon Seigneur, où puis-je le trouver ? » Allah répondit « Au confluent des deux mers ».
 
Moûsâ se mit donc en voyage afin d’apprendre chez Al Khadir, il voyagea sur la mer avec son valet Youcha‘ ibn Noûn, et ceci est un voyage qui à pour but l’apprentissage de la science. Allah mit donc des indices afin que Moûsâ puisse trouver Al Khadir : lorsque le poisson s’enfuira alors ils le trouveront. Ils prirent donc avec eux un poisson, et lorsque le poisson s’enfuit, ils trouvèrent alors Al Khadir. Ils allèrent vers lui, il était enveloppé d’une couverture. Moûsâ le salua, Al Khadir ôta alors la couverture de son visage.
 
Al Khadir demanda alors « Qui es-tu ? » Il répondit « Je suis Moûsâ. » Il dit « Quel Moûsâ ? Moûsâ des fils d’Israël ? » Moûsâ répondit « Oui. » Al Khadir lui demanda « Qu’est ce qui t’amène ici ? » Moûsâ répondit « Je suis venu afin d’apprendre de toi. » Al Khadir lui répondit alors « Vraiment, la Torah qu’Allah a fait descendre sur toi te suffit amplement ! ».
 
Et dans cela il y a une preuve sur le fait que l’homme, malgré que lui soit parvenu de la science, ne cesse d’avoir besoin d’apprendre : « Et dis : « Seigneur, augmente ma science » » (sourate 20 verset 114) Cela alors que Moûsâ –‘alayhi salât wa salâm- était un noble prophète, malgré cela il voyagea dans le but d’augmenter son étude de la science.
 
Et donc, Al Khadir ne pratiquait pas la loi de Moûsâ, Moûsâ lui dit donc « Je suis venu chez toi afin d’apprendre de toi » et Al Khadir lui dit « Tu n’en seras pas capable. » Moûsâ lui dit « Tu me trouveras patient, si Allah le veut. » Al Khadir lui dit « Si tu veux m’accompagner, alors ne me pose aucune question jusqu'à ce que moi-même je t’explique, mais tu verras quelque chose sur laquelle tu ne pourras patienter. » Moûsâ dit « Non, si Allah le veut, tu me trouveras patient » « Si Allah veut, tu me trouveras patient; et je ne désobéirai à aucun de tes ordres » (sourate 18 verset 69)
 
Ils se mirent à marcher sur le bord de la mer, lorsqu’ils croisèrent un bateau. Al Khadir lui fit signe, et le bateau s’arrêta car ceux qui étaient dedans connaissaient Al Khadir et Moûsâ, ils les embarquèrent à bord sans leur demander de payer, et une foi à bord, Al Khadir prit une hache et se mit à défoncer la coque du bateau jusqu'à ce qu’il y ai une fuite d’eau.
 
Moûsâ s’étonna alors, et sans patience il dit « Soubhânallah ! Des gens font preuve de bonté envers nous, ils nous transportent sans nous demander le moindre prix, et toi tu perces leur bateau ? « Tu as commis, certes, une chose monstrueuse! » (sourate 18 verset 71) Il le blâma, alors Al Khadir lui dit « N'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? » (sourate 18 verset 72) Je t’ai dit « Tu ne pourras pas patienter » et Moûsâ lui dit alors « Ne t'en prend pas à moi pour un oubli de ma part; et ne m'impose pas de grande difficulté dans mon affaire » (sourate 18 verset 73).
 
Lorsqu’ils descendirent, ils se mirent à marcher dans une ville, et ils trouvèrent un petit enfant qui marchait. Al Khadir le prit et lui arracha la tête, et la jeta comme une balle, il le tua. Cela choqua grandement Moûsâ : « Soubhânallah ! Tu as tué une âme qui n’a tué personne ! « Tu as commis certes, une chose affreuse! » (verset 74) ».
 
Al Khadir dit alors de façon plus ferme « Ne t'ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie? » (verset 75) La première foi il avait dit « N’ai-je pas dit que » Et la deuxième foi il dit « Ne t’ai-je pas dit que tu ne pourrais pas garder patience en ma compagnie ? » Je t’ai dit « Tu ne pourras pas patienter. » Moûsâ lui dit « C’est la dernière foi, si je te demande encore après cette foi ci, nous nous séparerons. » « Si, après cela, je t'interroge sur quoi que ce soit, alors ne m'accompagne plus. Tu seras alors excusé de te séparer de moi » (verset 76).
 
Après cela, ils croisèrent les habitants d’une contrée ou d’un village, ils leur demandèrent l’hospitalité, mais ils refusèrent de la leur donner, ils les chassèrent sans leurs donner leur droit d’hospitalité. Al Khadir vit alors un mur sur le point de s’écrouler, il se mit alors à travailler et dit « Il faut réparer ce mur. » Et Moûsâ lui dit « Soubhânallah ! Ces gens nous ont refusé l’hospitalité, et malgré cela tu travailles pour eux ? » Al Khadir dit alors « Ceci marque la séparation entre toi et moi » (verset 78) Et ici se fini l’histoire.
 
Ensuite Al Khadir expliqua à Moûsâ tout cela, il dit « Le bateau dans le quel je fis une brèche, à cause qu’il appartenait à des pauvres, qui travaillaient en mer, et qu’il y avait à leur trousse un roi qui s’emparait de tout bateau en bon état, j’ai donc voulu l’abîmer afin que ces pauvres gens puissent le garder, et cette brèche endommagea le bateau, qui est donc sauvegardé pour ces pauvres, car si je n’avais pas mit de défaut dans ce bateau, ce roi injuste l’aurait prit.
 
Et ce petit enfant, s’il avait grandi, il aurait été un mécréant et se serait comporté méchamment avec ses parents, et leur aurait imposé la mécréance et la rébellion. Et Allah leur donnera mieux que lui.
 
Pour ce qui est du mur, il y avait en dessous un trésor qui appartient à deux jeunes orphelins de cette ville, et leur père était un homme pieu, si on avait laissé ce mur tel quel il se serait effondré et l’argent aurait été perdu, mais je l’ai réparé afin qu’il reste et qu’on sache retrouver l’endroit où se trouve l’argent. »
 
Le prophète –salla llahou ‘alayhi wa sallam- dit « Qu’Allah fasse miséricorde à Moûsâ, s’il avait patienté, Allah nous aurait conté leur récit à tous deux » (rapporté par Al Boukhari et Mouslim). Al Khadir dit : « Ô Moûsâ, tu es sur une science qu’Allah t’a enseigné, et qu’Il ne m’a pas enseigné, et je suis sur une science qu’Allah m’a enseigné et qu’Il ne t’a pas enseigné. »
 
Puis, ils croisèrent un oiseau qui plongea son bec dans la mer et y prit quelque chose, Al Khadir dit alors « Ma science et ta science par rapport à la science d’Allah sont comme le contenu du bec de cet oiseau par rapport à la mer. »
 
Donc, Al Khadir n’a pas pratiqué la loi de Moûsâ car il ne faisait pas partie des fils d’Israël, et quiconque prétend qu’il est permis de sortir de la loi de Mouhammad comme cela fût permit à Al Khadir, de sortir de la loi de Moûsâ, est un mécréant. Pourquoi ? Pour trois choses :
 
- Premièrement : La loi de Mouhammad –salla llahou ‘alayhi wa sallam- est générale alors que la loi de Moûsâ est exclusive aux fils d’Israël.
- Deuxièmement : Al Khadir n’était pas concerné par la loi de Moûsâ, quant à nous, nous sommes concernés par la loi de Mouhammad –salla llahou ‘alayhi wa sallam-.
- Troisièmement : Al Khadir était un prophète qui recevait une révélation selon l’avis correct, il était donc sur une loi, et Moûsâ était sur une loi. Quiconque croit au fait qu’il soit permis à un autre de ne pas pratiquer la loi de Mouhammad –salla llahou ‘alayhi wa sallam- ou qu’il puisse adorer Allah d’une méthode autre que celle prescrite dans la loi venue avec Mouhammad –salla llahou ‘alayhi wa sallam- est un mécréant selon l’unanimité des musulmans, car la loi du prophète –salla llahou ‘alayhi wa sallam- est générale pour tous, les démons et les humains, et il est mécréant aussi car il n’a pas attesté que Mouhammad est le messager d’Allah.
 
Quiconque dit que la loi de Mouhammad est exclusive, sa prophétie est exclusive aux arabes, qu’il y a des prophètes qui vont venir après lui, alors il n’a pas attesté que Mouhammad est le messager d’Allah, et de ce fait c’est un mécréant. Et c’est pour cela que le messager –salla llahou ‘alayhi wa sallam- a dit « Par Celui dans les mains de qui se trouve mon âme, il n’y a aucun être de cette communauté, juif ou chrétien, qui entende parlé de moi sans avoir foi en moi sans qu’il ne soit parmi les gens du feu » (rapporté par Mouslim et Ahmad)
 
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