La première annulation

Publié le par 'Abdel'Aziz Rajihi

La première : Le polythéisme dans l’adoration d’Allah ‘azza wa djall.
Allah ta‘âlâ a dit : « Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui associe. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. » (Sourate 4 verset 48) et Allah dit « Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Les injustes n’ont pas de secoureurs » (sourate 5 verset 72)
Et cela comprend le fait d’égorger un animal en sacrifice pour un autre qu’Allah, comme par exemple celui qui sacrifierait pour un djinn ou un tombeau.»[1]


[1] Ceci est la première des annulations de l’islam, associer un rival à Allah dans Son adoration. Et l’auteur, qu’Allah lui fasse miséricorde, a cité deux arguments : un argument sur le statut du polythéiste ici bas, et un argument sur le statut du polythéiste dans l’au-delà :
 
Le premier argument : Le statut du polythéiste ici bas :
Allah ta‘âlâ a dit sur le statut du polythéiste : « Certes Allah ne pardonne pas qu'on Lui associe. A part cela, Il pardonne à qui Il veut. » (Sourate 4, verset 48). Donc, le polythéisme n’est pas pardonné, et le sens voulu ici de polythéisme, c’est le polythéisme majeur, car Allah n’a uniquement pas pardonné ce polythéisme, et pour ce qui est autre que lui, c’est selon la volonté divine.
 
Le deuxième argument : Le statut du polythéiste dans l’au-delà :
Son statut est que le paradis lui est interdit, et il est condamné éternellement en enfer, qu’Allah nous protège, Allah a dit « Quiconque associe à Allah (d'autres divinités) Allah lui interdit le Paradis; et son refuge sera le Feu. Les injustes n’ont pas de sauveurs » (sourate 5 verset 72)
 
Lorsque son statut ici bas est le non-pardon, et dans l’au-delà l’éternité en enfer, et l’interdiction du paradis -et nous implorons Allah de nous accorder la sérénité et la sécurité- il découle de cela plusieurs jugements sur lui dans ce bas monde, parmi eux :
- Premièrement : Sa femme doit divorcer de lui s’ils sont mariés, il est impératif de les séparer s’il ne se repentit pas, car elle est musulmane et lui mécréant, et la musulmane ne reste pas sous l’autorité d’un mécréant : Allah a dit « Elles ne sont pas licites (en tant qu'épouses) pour eux, et eux non plus ne sont pas licites (en tant qu'époux) pour elles. » (Sourate 60, verset 10) c’est à dire les mécréants, et Allah ta‘âlâ a dit « Et ne donnez pas d'épouses aux polythéistes  tant qu'ils n'auront pas la foi » (sourate 2 verset 221).
 
- Parmi les jugements également, lorsqu’il meurt, on ne prie pas sur lui, et on ne le lave pas.
 
-Parmi les jugements également, on ne l’enterre pas dans les cimetières des musulmans.
 
- Parmi les jugements également, il ne peut pas entrer à la Meque, car il n’est pas permis au polythéiste d’entrer à la Meque, Allah a dit « Ô croyants, les polythéistes ne sont qu'impureté: qu'ils ne s'approchent plus de la Mosquée sacrée » (sourate 9 verset 28)
 
Et également : Il n’hérite pas et on n’hérite pas de lui. Si sa femme est musulmane, et ses enfants musulmans, ils n’héritent pas de lui. Et ses biens vont au trésor publique des musulmans, sauf s’il a un enfant mécréant, alors il hérite de son père, d’après la parole du messager d’Allah –salla llahou ‘alayhi wa sallam- « Le musulman n’hérite pas du mécréant, et le mécréant n’hérite pas du musulman » (rapporté par Al Boukhari, Mouslim, Tirmidhi, Abou Daoud, Ibn Mâjah, Ahmad, Mâlik et Dârimî)
 
Et également, lorsqu’il meurt, il est parmi les condamnés à l’enfer pour l’éternité, qu’Allah nous protège, donc il en résulte que ces jugements s’appliquent sur lui, lorsqu’il commet une des annulations de l’islam et qu’il continue à le faire.
 
L’auteur a dit « Le polythéisme dans l’adoration d’Allah ta‘âlâ » Qu’est ce que l’adoration ? Afin que nous connaissions le polythéisme dans l’adoration.
 
L’adoration, c’est tout ce qui est venu dans la loi islamique comme ordres et interdictions, c’est à dire tout ce que Le législateur a ordonné ou interdit, que ce soit une obligation une recommandation ou interdiction ou quelque chose de détestable.
 
Quant c’est une chose obligatoire, il est obligatoire de la faire, et lorsque c’est une recommandation alors il est préférable de la faire. Et lorsque c’est une chose interdite alors il est obligatoire de la délaisser, et si c’est une chose détestable alors il est détestable de la faire.
 
Ou alors nous pouvons dire : L’adoration est un mot qui englobe tout ce qu’Allah aime et agrée comme paroles ou actes apparents ou cachés. Donc, tout ce qui est venu dans la législation islamique comme ordres et interdictions, par exemple : la prière est une adoration, la zakat est une adoration, le jeûne est une adoration, le pèlerinage est une adoration, le vœu est une adoration, égorger en sacrifice est une adoration, l’invocation est une adoration, placer sa confiance est une adoration, le désire de la satisfaction est une adoration, l’appréhension est une adoration, le combat dans le sentier d’Allah est une adoration, ordonner le bien et une adoration, interdire le mal est une adoration, le bon comportement envers les voisins est une adoration, et conserver les liens de parenté est une adoration.
 
Et également les interdictions, le fait que le musulman les délaisse par adoration pour Allah, il délaisse le polythéisme, l’oppression envers les gens, envers leurs biens et leurs propriétés, le fait de rejeter la vérité, il adore Allah en ne faisant pas ces mauvaises choses, il adore Allah en ne forniquant pas, en ne buvant pas d’alcool, en ne désobéissant pas aux parents, le fait de prendre les intérêts, de calomnier, de discriminer ; délaisser tout cela est une adoration.
 
L’adoration c’est donc les ordres et les interdictions, tu obéis aux ordres, et tu délaisses les interdictions par adoration pour Allah. Et les ordres, comme nous l’avons dit, sont de deux types :
 
Les Obligations, et les recommandations. Les ordres obligatoires comme la prière, c’est obligatoire, et recommandations comme le siwâk, c’est recommandé. Et l’interdiction des choses prohibées, comme l’interdiction de la fornication, et l’abstinence des choses détestables comme le fait de parler après la prière d’al ‘ichâ.
 
Et que cela soit des actes apparents, comme la prière et le jeûne, ou cachés comme l’intention, la pureté du culte pour Allah uniquement, la franchise, l’amour, il lui est impératif de les faire. Et les interdictions qu’elles soient apparentes, comme la fornication, ou cachées comme l’orgueil, la fierté, la rancune, la jalousie, il doit abandonner tout cela.
 
Donc, l’adoration englobe les ordres et les interdictions, englobe les paroles et les actes, apparents ou cachés, qui sont venus dans la loi islamique. Lorsqu’on dévie un de ces types d’adoration à un autre qu’Allah on tombe dans le polythéisme.
 
L’auteur -qu’Allah lui fasse miséricorde- a donné pour exemple de ce blasphème : « le fait d’égorger un animal en sacrifice pour un autre qu’Allah » car égorger en sacrifice est une adoration, Allah a dit « Dis: "En vérité, ma prière, mes actes de dévotion, ma vie et ma mort appartiennent à Allah, Seigneur de l'Univers. » (sourate 6 verset 162, 163) et Allah a dit « Pour ton Seigneur, prie donc, et sacrifie » (sourate 108 verset 2) Lorsqu’il sacrifie pour un autre qu’Allah il dévie l’adoration à un autre qu’Allah, et est donc polythéiste lorsqu’il sacrifie. L’auteur a donné pour exemple également le faite de sacrifier pour un démon, lorsqu’il sacrifie pour un démon il associe. Ou bien lorsqu’il sacrifie pour l’habitant d’une tombe ou pour la lune ou une étoile ou pour un saint, il associe à Allah.
 
Ou par exemple l’invocation, lorsqu’il invoque autre qu’Allah, lorsqu’il demande l’aide d’autre qu’Allah dans une chose où personne n’a de pouvoir en dehors d’Allah, comme demander la guérison à un autre qu’Allah, ou demander secours, la dissipation des angoisses à un autre qu’Allah, celui qui fait cela a associé.
 
Et également demander l’aide à un autre qu’Allah dans une chose où personne n’a de pouvoir en dehors d’Allah, ou de chercher la protection auprès d’un autre qu’Allah dans une chose où personne ne peut protéger en dehors d’Allah, ou l’appel de détresse à un autre qu’Allah dans ce en quoi personne ne peut rien en dehors d’Allah, ceci est du polythéisme.
 
Et aussi, il fait partie des adorations le fait d’obéir à la créature dans le fait de rendre les choses permises ou prohibées, comme en suivant un gouverneur ou un ministre (vizir) ou un savant, ou une personne normal, ou son père, ou son épouse, ou un chef en lui obéissant dans le fait de rendre licite ce qu’Allah a rendu illicite, ou de rendre illicite ce qu’Allah a rendu licite, ceci est du polythéisme, car c’est une déviation de l’adoration à un autre qu’Allah, car Allah Est celui qui permet et interdit, Allah a dit « Ou bien auraient-ils des associés (à Allah) qui auraient établi pour eux des lois religieuses qu'Allah n'a jamais permises? » (sourate 42 verset 21)
 
Ou aussi l’inclinaison, lorsqu’il s’incline pour un autre qu’Allah, ou se prosterne pour un autre qu’Allah, il dévie l’adoration à un autre qu’Allah, ou bien tourner autour d’autre que la Ka‘ba en cherchant à se rapprocher d’un autre qu’Allah, ou de faire un vœu pour un autre qu’Allah, ou de raser sa tête pour un autre qu’Allah comme le font les soufis, ils rasent leur tête pour leur cheikh par adoration pour lui, ou ils s’inclinent et se prosternent devant lui. Ou bien de se repentir auprès d’un autre qu’Allah, comme les soufis qui se repentissent auprès de leur cheikh, les chiites qui se repentissent auprès leurs chefs, ou les chrétiens qui se repentissent auprès de leurs prêtres.
 
Car le repentir est une adoration, Allah ta‘âlâ a dit « et qui est-ce qui pardonne les péchés sinon Allah? » (sourate 3 verset 135) et dans le mousnad de l’imam Ahmad ibn Hanbal : « un homme dit « Ô Allah, je me repentis auprès de toi et pas auprès de Mouhammad » et le prophète salla llahou ‘alayhi wa sallam dit « il a reconnu le droit à celui qui en est digne » » Allah est celui qui est digne qu’on le craigne, et détient le pardon, et Allah ta‘âlâ est digne qu’on se repentisse auprès de lui. Lorsqu’on se repentit auprès d’un autre qu’Allah on tombe dans le polythéisme, car c’est une déviation de l’adoration pour un autre qu’Allah.
 
L’auteur –qu’Allah lui fasse miséricorde- a donc dit « La première annulation est le polythéisme dans l’adoration d’Allah », et nous avons défini l’adoration comme étant un nom qui englobe tout ce qu’Allah aime et agréé comme paroles et actes apparents ou cachés.
 
Lorsqu’un seul de ces types dont il est confirmé dans la législation islamique que c’est une chose ordonnée, ou qu’il est confirmé dans la législation que c’est une chose interdite, est vouée à un autre qu’Allah, on tombe dans le polythéisme, que ce soit une chose dont l’obligation est confirmée, ou bien la recommandation, ou une interdiction ou une chose détestable, lorsqu’on obéit aux ordres pour un autre qu’Allah, ou qu’on délaisse un péché pour un autre qu’Allah, on tombe alors dans le polythéisme.
 
L’auteur a donné pour exemple l’égorgement par sacrifice, et également l’invocation, se protéger, l’appel de détresse, le vœu, l’inclinaison, la prosternation, tourner autour de quelque chose par adoration, placer sa confiance, la peur, l’espoir, raser sa tête par dévotion, et autre que cela parmi les types d’adoration.
 
Lorsqu’on dévie un seul de ces types d’adoration à un autre qu’Allah, on tombe dans le polythéisme, et en résulte le statut et les jugements que nous avons cités précédemment.
 
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